Rémi B. Diabétique s’investit dans une association liée à sa maladie

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Éditions Armentières – Lomme – Lambersart

23 Janvier 2012

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Rémi B. diabétique,

s’investit dans une association

liée à sa maladie.

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Rémi, 10 ans, croit beaucoup en la Science.

Il espère que les recherches faciliteront son quotidien.

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Il y a une semaine, Rémi B. Armentiérois de 10 ans, en classe de CM2 à Gambetta, est venu frapper à la porte de notre journal. Il cherchait des lots pour la tombola de l’Association Diabolo, basée à Marcq-en-Baroeul (association de parents d’enfants diabétiques).

Il y a trois ans, Rémi a découvert qu’il était diabétique. Ce petit bonhomme nous a expliqué son quotidien.

Notre deuxième rencontre avec ce garçonnet, franchement dégourdi, s’est déroulée chez lui. Ironie du sort, Rémi qui n’a plus le droit de manger de sucre (du moins en quantité très raisonnable) grandit au milieu de la boulangerie de ses parents dans le quartier Saint-Roch. Pâtisseries, confiserie et autres petits pains le narguent dans son quotidien… Mais le garçon a un mental d’acier qui rendrait jalouse plus d’une accro au régime. «  Parfois, j’en ai ras-le-bol mais je sais que je dois faire très attention pour ma santé », confie-t-il.

Le choc

En 2008, à la suite d’un examen d’urine, Rémi, se retrouve hospitalisé d’urgence à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Il y reste quinze jours. « Il buvait énormément et aller aux toilettes régulièrement. Ça nous a inquiétés, raconte sa mère, Delphine. C’est pour cela que nous avons fait des tests. ». Le diagnostic est limpide : Rémi est diabétique, type 1 (*). Il est le seul de sa famille. Sa sœur, Manon, cinq ans, n’en souffre pas.

« On connaissait plutôt mal cette maladie, avoue Pascal, le père. À l’hôpital, durant les quinze jours, nous avons tous eu une formation. Le but pour eux est que toute la famille soit autonome pour gérer au mieux le diabète à la sortie. »

Toute l’organisation de la famille est alors chamboulée. Pour Rémi, il s’agit d’un nouveau mode de vie pour assurer son équilibre glycémique : une alimentation équilibrée et six piqûres d’insuline par jour. Delphine ne fait pas de différences : « Nous mangeons les mêmes repas pour qu’il n’y ait pas de jalousie ».

Gestion

Depuis quelques mois, Rémi a choisi de porter une pompe à insuline. « À l’association Diabolo, j’ai vu d’autres copains avec une pompe et je me suis rendu compte que c’était plus simple. » Même s’il doit se surveiller 24 h/24, il n’a plus qu’une piqûre tous les deux jours. Le garçon se gère avec beaucoup de facilité.

Depuis deux ans, lui et ses parents, ont rejoint l’association Diabolo, dont le siège est à la Maison du diabète à Marcq-en-Baroeul. Elle regroupe soixante-dix familles de la métropole lilloise. « Ça nous permet d’échanger entre nous, de nous donner des conseils et d’organiser des sorties avec les enfants. » L’occasion aussi de dédramatiser.

Mais si Rémi a des contraintes que les autres enfants n’ont pas, il reste un petit garçon comme les autres. D’ailleurs, son diabète ne l’empêche pas de faire du sport. « Je peux faire toutes les activités que je veux. C’est juste qu’il ne faut pas que ma pompe casse. J’ai une petite pochette que j’accroche dans mon dos pour la protéger. »

Bon, il n’aura tout de même pas pu suivre ses copains en classe de neige (ils y sont actuellement pour quinze jours). « C’est une grosse responsabilité. Cela implique beaucoup de choses pour l’école comme se lever tous les soirs à 22 h, puis 2 h, pour vérifier son taux de glycémie », expliquent ses parents. Rémi dit ne pas être trop déçu : «  Je suis né dans les Hautes-Alpes alors la neige je connais ». Et puis, il aura l’occasion de repartir à la montagne avec l’association AJD (Aide aux jeunes diabétiques, basée à Paris) « C’est notre médecin qui nous l’avait recommandée, raconte Delphine. Le matin, ils ont des cours sur la gestion du diabète et l’après-midi, ils font le plein d’activités. Rémi s’est éclaté. »

Pour son association à lui, il appelle à la générosité pour l’organisation d’une tombola. « Je suis allé voir les commerçants d’Armentières. Ils ont été très gentils. Je joue le jeu, c’est tout de même moi qui suis diabétique. »

(*) Le diabète insulino-dépendant qui se déclare chez l’enfant.

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Par Marie-Caroline DEBAENE

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